Les en-cours

DRAWING NOW, Jeudi 29 mars 

CARROUSEL DU LOUVRE

99, rue de Rivoli

75001 PARIS




Galerie Claudine Papillon, Paris 

 

http://www.drawingnowparis.com/site/FR/Galeries/Zoom_galerie,Galerie_Claudine_Papillon,C14612,I14613,Zoom-3e4911ac5aca8c84ba3d540dc3649f77,SType-.htm?KM_Session=3ae8a3e3f3bc7ad2a1655c7724b0798f

 

De ce jour là plus rien n’était hier


    Il me fallait concevoir que boire m’avait laissé que peu de temps pour écrire, ou seulement d’y penser, vu que tout le monde y va de sa littérature ou de son petit folio, je ne voulais pas échapper à la règle. Alors dans ces matins fadasses ou pleut la neige par convulsion ( c'est de la télé dont je parle, bien sur ), c’est justement ce qui me convenait, me noyer.Ne pas laisser une ligne même un seul caractère en mémoire , ne rien m’en dire de l’écriture, mais boire.  Je ne sais plus, mais j’ai dû boire longtemps et vraiment beaucoup avant de m’assoir devant cette machine pour donner un sens à celle qui vient m'abimer tout court. Car elle est difficile, elle est rare, elle n’est pas actrice, mais séductrice à ses heures, elle est pénible les nuits car elle dort en diagonale, le jour, elle fait son plein d’encre et moi je vide. Il m’a fallu boire beaucoup et longtemps avant de trouver un endroit pour lui laisser une petite place, et de tout ce chemin de merde, (j'aime pas marcher) pour arriver jusqu’à elle ou l'inverse, je ne lui ai laissé dire que peut de mot quant à sa nature, car je ne dois pas encore en savoir grand chose du fait du nombre incroyable de verre plein qu'il reste à bras couder. 

 

Il y a pas mal de temps déjà, je m’étais dit qu’à 40 balais je serais à la biennale de Venise comme vedette d’un certain pavillon français. En fait d’année j’ai du me gourer dans l’heure ou de trottoir. Il y a encore plus longtemps de ça, je m’étais dit que vers 45 j’écrirai un livre, comme on le dit tousse un jour. Seulement ça ne se dit pas, ça se fait ou pas, c'est tout! et on ne sait pas qu’il arrive comme ça un peu à l'improviste. Une sorte de sale gosse mal élevé, toujours en retard et souvent grossier.Sournoisement il arrive par extrait, un peu dans le désordre et par salve. On fait des tentatives d’amorce pour que son corps apparaisse cohérent, alors qu'il est plus saoul que toi. Et bien non! il lui faut le temps de l’apparition, le temps des alibis et de sa nécessité à se poser, et c'est pas faute d'écrire des biffes, mais quant à ce qu'elles deviennent quelques choses, il y a une marge ; un espace, un moi même à débourer. Il n'y a pas lieu d'en faire une histoire mais peut-être qu'ècrire un livre à taire une fois fermé sa gueule, c'est finalement écraser que sur du papier un bout de rien dessiné pour ne plus en tirer une ligne... (à suivre) FL2011 

 

OUVERTURE

Jeudi 29 mars 
Vendredi 30 mars
Samedi 31 mars de 11h à 20h

CARROUSEL DU LOUVRE
99 rue de Rivoli 
75001 Paris

Exposition

Frédéric LECOMTE Christian LHOPITAL

« Tête à Tête »

Exposition du 25 février au 07 avril 2012

Galerie DOMI NOSTRAE, 39, cours de la Liberté -

69003 LYON

– Tél. : 04 78 95 48 67

http://domi.nostrae.free.fr galerie.domi.nostrae@wanadoo.fr

Horaires : mercredi et samedi de 14h à 19h ; jeudi et vendredi de 17h à 19h

et tous les jours sur rendez-vous

 

 Réunir deux artistes dans une seule et même exposition relève de la gageure. Comment éviter que le tête à tête ne se transforme en dialogue de sourds qui s’observent et se jaugent sans jamais secomprendre ? Si Frédéric Lecomte et Christian Lhopital ont répondu à notre invitation, c’est d’abord parce que chacun connaît le travail de l’autre et l’apprécie. Ils sont aussi persuadés que cette confrontation amicale sera pour eux une expérience esthétique riche de découvertes, de surprises etd’enseignements. En outre, force est de constater que leurs univers respectifs, aussi différents et originaux soient-ils, présentent des points de convergence et offrent des possibilités de rencontres inattendues. Il y a chez l’un comme chez l’autre ce goût jamais démenti pour les images, ce désir des immerger dans leur flot incessant, afin de s’approprier des morceaux de réalité brute (reportages télé, photographies de magazines, cinéma, documentaires, publicités...) pour nourrir leur imaginaire et construire leur propre narration. F. Lecomte détourne et manipule les images pour en conserver la substantifique moelle ; C. Lhopital les utilise ou s’en inspire pour subvertir le réel et façonner desfictions aussi étranges que drolatiques. Dans tous les cas, il s’agit de donner à voir la réalité sous un angle improbable, inédit, de nous montrer l’absurdité et le tragique de la condition humaine avec un même regard acéré et lucide, un sens de l’humour qui inquiète et revigore notre esprit engourdi par l’habitude et les stéréotypes.